parle de stratégie — c'est le mot roi du métier de dirigeant.
DG : le mandat fond avec
la taille de l'entreprise
À la tête d'une entreprise de 500 à 1 000 salariés, un dirigeant reste 5,6 ans. Au-delà de 5 000, il en tient 3,4 — et ne dure alors pas plus longtemps que le DSI, le DAF ou le directeur de la transformation qui l'entourent. Analyse de survie sur les parcours réels de notre panel. En fin de page, l'étude complète et ses analyses réservées.
Déjà adopté par 100+ DSI d'ETI et grands groupes
Kiabi · Valrhona · Leroy Merlin
Quatre dirigeants sur dix sont encore là cinq ans après
Probabilité d'être encore en poste après la prise de mandat. La première année ne fait presque pas de victimes : c'est entre la deuxième et la cinquième année que le mandat se joue.
25%
1 an
2 ans
3 ans
5 ans
8 ans
Kaplan-Meier sur 3 162 mandats, mandats en cours inclus (censure à droite gérée). Mandat médian : 4,5 ans.
Plus l'entreprise est grande — plus le mandat est court
Durée médiane du mandat selon l'effectif de l'entreprise. La pente est régulière et elle est raide : un dirigeant de grand groupe tient 40 % de moins que son homologue d'ETI.
500 – 999 salariés
Mandat médian
5,6 ans
1 000 – 4 999 salariés
Mandat médian
4,8 ans
5 000 salariés et plus
Mandat médian
3,4 ans
Kaplan-Meier — 1 323 / 1 832 / 791 mandats. La tranche 5 000+ est la plus solide des trois : 84 % de ses mandats sont terminés, donc presque rien n'y est extrapolé.
Dans les grands groupes — le dirigeant ne dure pas plus que son COMEX
Mandat médian dans les entreprises de 5 000 salariés et plus. L'avance que le dirigeant garde partout ailleurs a disparu : quatre fonctions, huit mois d'écart entre les extrêmes.
Mandat médian au-delà de 5 000 salariés
DG
3,4 ans
DSI
3,2 ans
DAF
2,7 ans
Transfo
3,3 ans
Kaplan-Meier. Le DAF a le mandat le plus court du COMEX, à toutes les tailles. Le chiffre du directeur de la transformation est le moins stable des quatre (50 % de mandats terminés, contre 80 à 90 % pour les autres).
Ce qu'un dirigeant écrit sur son propre métier
Nombre de descriptions de poste contenant le mot, sur les 1 654 que les dirigeants de notre panel ont rédigées eux-mêmes. Ce ne sont pas des fiches de poste RH : c'est ce qu'ils choisissent de dire de leur fonction.
1
stratégie
193
2
transformation
177
3
réorganisation
158
4
croissance
94
5
gouvernance
31
6
capacité
23
7
portefeuille de projets
13
8
arbitrage
2
9
priorisation
0
Descriptions auto-rédigées sur profil public, entreprises de 500 salariés et plus. Recherche du mot, toutes formes confondues.
Celui qui décide n'en parle jamais
Le dirigeant tranche, in fine, ce que son entreprise finance et ce qu'elle abandonne. Il ne l'écrit pratiquement nulle part.
parle de son portefeuille de projets, soit 13 descriptions sur 1 654.
ne parle de priorisation. Pas une seule mention, sur 1 654 descriptions.
Un nouveau dirigeant arrive — le DSI s'en va
Sur 1 099 mandats de DSI ayant vu arriver un nouveau dirigeant, on mesure les départs dans les douze mois — puis on les compare à ce qu'on observerait si cette arrivée tombait au hasard dans le mandat.
des DSI quittent leur poste dans l'année qui suit l'arrivée d'un nouveau dirigeant.
seraient partis de toute façon : un mandat finit toujours par finir.
l'effet réel — l'arrivée d'un dirigeant augmente d'un quart le risque de départ du DSI.
Le mercato de janvier
Un dirigeant sur cinq prend ses fonctions en janvier. Il arrive donc après le vote du budget : il hérite d'un portefeuille qu'il n'a pas arbitré, et devra attendre un an pour le faire.
21%
des prises de poste ont lieu en janvier — près de trois fois un mois moyen
11%
en septembre, le second pic : celui de la rentrée
Mois de prise de poste. Un effet d'arrondi existe — des dates imprécises déclarées en janvier — mais il gonfle le pic sans le créer : septembre, lui, n'a aucune raison d'être arrondi.
La parité s'arrête à la porte du dirigeant
Part de femmes dans chaque fonction. Plus on se rapproche de la décision, moins il y a de femmes : de la transformation au sommet, l'écart est de un à trois.
Part de femmes dans la fonction
DG
11,1%
DSI
19,2%
DAF
24,3%
Transfo
38,1%
Genre estimé à partir du prénom (indicatif). Chez les dirigeants, la part passe de 5,5 % pour les mandats pris avant 2010 à 12,5 % depuis 2020. Le chiffre de la transformation repose sur un échantillon plus restreint (365 profils classés).
Après un mandat — un sur cinq redescend
Poste occupé après un mandat de dirigeant terminé. Un quart redevient vraiment dirigeant. Mais un sur cinq prend ensuite un poste d'adjoint, de délégué ou de vice-président : le titre garde le mot « direction générale », le siège n'est plus le même.
Dirigeant
26%
21%
8%
36%
10%
1 949 mandats terminés. « À nouveau dirigeant » applique la définition stricte de l'étude ; « adjoint, délégué ou VP » regroupe les postes qui portent le mot « direction générale » sans en être une. Les confondre ferait passer le premier chiffre de 25,5 % à 46 %.
Dans une grande organisation, le dirigeant ne dure pas plus longtemps que ceux qu'il dirige. Et il ne parle jamais de la mécanique qui lui permettrait de durer.
Accédez à l'étude complète
Les quatre fonctions du comité de direction comparées, les courbes de survie complètes et la méthodologie — plus trois bonus absents de cette page : le vocabulaire du pilotage sur trois fonctions, le cas du PMO et l'effet mesuré de l'arrivée d'un dirigeant sur le départ du DSI. Accès immédiat en ligne, sans attendre un email.
Le formulaire de téléchargement n'a pas pu se charger. Réessayez ou écrivez-nous à hello@airsaas.io.
Méthodologie
Cet observatoire porte sur 1 197 dirigeants et 3 162 mandats, reconstitués depuis des données professionnelles publiques, agrégées et anonymisées. Périmètre : entreprises de 500 salariés et plus. Les chiffres décrivent notre panel, pas le marché — c'est une liste de prospection enrichie, pas un échantillon représentatif. Le panel est international : la France en représente environ 37 %, aussi ne parlons-nous jamais « des dirigeants français ».
Nous retenons une définition stricte du dirigeant : la personne dont le poste actuel porte un intitulé de direction générale — CEO, directeur ou directrice générale, PDG. Les postes d'adjoint, de délégué, de deputy, de vice-président et de chief of staff sont exclus. Ce choix n'est pas anodin : la définition large donne 3,3 ans de mandat médian, la définition stricte 4,5 ans. Il est aussi volontairement conservateur, puisqu'il écarte les general managers et managing directors, qui en Europe désignent pourtant souvent le vrai patron.
Les durées et les taux de survie sont calculés par analyse de survie (Kaplan-Meier), mandats en cours inclus. La répartition femmes / hommes est estimée à partir du prénom : elle est indicative. Les durées portent sur les mandats (n élevé) tandis que le genre et les parcours portent sur la cohorte (n plus faible) — les deux effectifs ne se confondent pas.
Ce que nous ne publions pas : aucune évolution dans le temps. L'effectif d'entreprise n'est renseigné que pour une partie des mandats, et bien moins souvent sur les mandats anciens (74 % d'inconnus dans les années 1990 contre 46 % dans les années 2020) : toute courbe de tendance mesurerait la qualité du renseignement, pas la réalité des carrières.