
Être DSI dans une ETI en pleine croissance, c'est souvent naviguer entre le marteau et l'enclume. D'un côté, des métiers exigeants habitués à la proximité ; de l'autre, des équipes techniques dont les ressources ne sont pas infinies.
Comment passer d'une culture de l'oralité et de l'urgence à une gouvernance DSI structurée ? Sans heurts, sans grand soir, juste en se donnant des objectifs clairs et des règles de fonctionnement.
C'est le défi que relève Laurent Citton, Directeur Général de GAMAC, l'ESN interne du Groupe Picoty (distribution d'énergie, 50 filiales). Dans ce retour d'expérience, il nous explique comment l'adoption d'un outil de Pilotage portefeuille projets (PPM) et, surtout, de la méthodologie du Quarter Plan, lui a permis de reprendre la main sur sa roadmap.

GAMAC est passé en 10 ans de 6 à 35 collaborateurs. Une belle réussite qui a apporté son lot de complexité. À l'origine, la culture de l'entreprise reposait sur une très grande proximité : les utilisateurs demandaient, la DSI faisait.
Mais avec la croissance du groupe, ce modèle "à la demande" a atteint ses limites, créant une situation de blocage typique :
La DSI avait besoin de sortir du flou pour structurer sa démarche.
Pour Laurent Citton, l'objectif n'était pas seulement de trouver un logiciel, mais d'implémenter une nouvelle philosophie de gestion des projets. Il avait trois impératifs majeurs pour transformer son organisation :
C'est en cherchant une méthode de priorisation que Laurent a découvert AirSaas. Ce qui l'a convaincu ? L'approche Quarter Plan.
Le principe adopté par GAMAC est simple mais radical : on planifie sur 3 ans, mais on s'engage sur des objectifs réalisables au trimestre.
Fini les projets tunnels de 18 mois. La DSI découpe désormais les projets en jalons intermédiaires vérifiables. "C'est ce qui nous sert à mesurer l'avancement et que l'on présente aux parties prenantes," explique Laurent. Cela oblige aussi les équipes à découper leurs User Stories plus finement, en pensant à la valeur générée pour le métier.
Plutôt que de figer un plan annuel qui devient obsolète en février, GAMAC pratique une roadmap glissante et ce depuis 2 ans désormais. Le pilotage est dans Airsaas et les rituels sont animés à partir des smart views de la solutions.
C'est le pivot de la méthode du quarterly planning. AirSaas permet de visualiser concrètement que "80 jalons dans le quarter, ça donne par exemple 800 jours pour les équipes, et nous n'avons pas 800 jours disponibles dans l’équipe". Cette fonctionnalité permet d'arbitrer factuellement entre le Run (maintenance) et le Build (projets).

L'impact de la mise en place d'AirSaas et du Quarter Plan dépasse la simple gestion de tâches. C'est un changement culturel pour le Groupe Picoty.
"Ce n'est pas parce qu'on n'a pas fait un projet qu'on n'a rien fait d'autre. AirSaas permet de montrer aux parties prenantes la charge qu'on a vraiment dépensée et de valoriser le travail effectué."
Si vous envisagez de structurer votre démarche projet comme GAMAC, voici les conseils de Laurent Citton :
GAMAC est l'ESN interne du Groupe Picoty, acteur majeur de la distribution d'énergie en France (réseau de stations, distribution fioul/bois, etc.). Basée à La Souterraine (Creuse), GAMAC centralise l'informatique pour une cinquantaine de filiales, gérant à la fois les ERP, les infrastructures et le développement d'applications métiers spécifiques.
“Il y a bien entendu un grand nombre de risques au sein d’une entreprise, dont le fameux risque financier. Néanmoins, le risque IT et le risque cyber sont devenus, en quelques mois, les risques numéro 1 de la liste.”
CIO
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