Innovation : les startups françaises les plus prometteuses

Après les soucis liés à la propagation du Covid-19 et au confinement, les startups françaises commencent à sortir de l’ombre. Les plus prometteuses d’entre elles ont réussi à lever plusieurs millions d’euros. C’est le cas de Vestiaire Collective qui a obtenu 59 millions d’euros. Cette startup se spécialise dans la vente de vêtements et d’accessoires de luxe de seconde main. Deux autres jeunes pousses ont également obtenu chacune une cinquantaine de millions d’euros. Les domaines d’activité sont variés avec la santé, la mode durable, les outils collaboratifs ou encore la digitalisation des entreprises.

Tour d’horizon sur Vestiaire Collective et Alan

Vestiaire Collective est une pépite française qui a choisi de se spécialiser dans la commercialisation d’articles et de vêtements haut de gamme Elle s’adjuge la première place en termes de levée de fonds avec 59 millions d’euros. Trois investisseurs ont choisi de lui faire confiance, il s’agit de :

  • Korelya Capital ;
  • Vaultier7 ;
  • Cuir Invest

La voie à suivre et les objectifs sont clairs : investir dans la mode durable tout en s’implantant en Corée du Sud et au Japon le plus tôt possible. Suite à la pandémie, Vestiaire Collective mise sur le changement des habitudes et des mentalités des consommateurs. Ils s’orienteront vers le développement de l’achat en ligne, la vente des vêtements pour arrondir les fins de moins, les achats à prix abordables et le choix de l’économie circulaire pour favoriser le respect de l’environnement. De son côté, la startup Alan se spécialise dans l’assurance santé. En quatre ans d’existence, elle a réussi à obtenir 125 millions d’euros. Ce récent tour de table lui a permis d’intégrer à son capital Index Ventures et Temasek, fonds souverain singapourien. L’objectif d’Alan est de renforcer les fonctionnalités intégrées à son application d’assurance santé tout en se déployant à l’international. Bientôt, les solutions proposées par la startup devraient être disponibles en Belgique et en Espagne. Pour information, la jeune pousse a été fondée par Charles Gorintin et Jean-Charles Samuelian. Elle a convaincu 5 000 entreprises clientes et 76 000 adhérents.

Qu’en est-il de Dynacure et de Robocath ?

Dynacure est une startup d’origine strasbourgeoise ayant vu le jour en 2016. Elle a choisi d’orienter ses activités vers la conception de traitements médicaux dans le but d’éradiquer les maladies orphelines rares à l’instar de la myopathie. Si elle a été en mesure de récolter 47 millions d’euros en 2018, elle réitère cette prouesse avec 50 millions cette année. Par ailleurs, elle a réussi à convaincre les fonds américains Tekla Capital et Perceptive Advisors de lui faire confiance. Il faut savoir que Dynacure est sous la responsabilité de Stéphane Van Rooijen. Elle est présente à la fois aux États-Unis et en France. Ce nouveau financement lui permettra de continuer ses recherches médicales et de réaliser son premier essai clinique. Pour sa part, Robocath œuvre dans le domaine révolutionnaire de la robotique vasculaire. À l’aube de la robotique médicale, la startup a décidé de s’intéresser à ce secteur d’activité depuis son lancement en 2009. Grâce à cette récente levée de fonds, elle a convaincu l’industriel MicroPort, spécialiste chinois des dispositifs médicaux, de l’aider à hauteur de 40 millions d’euros. D’autres fonds d’investissement se sont également laissés convaincre par l’initiative de Robocath. Son produit phare est R-One, une assistance robotisée pour limiter l’exposition des intervenants aux rayons X tout en facilitant les interventions. Ces nouvelles aides obtenues sont destinées à la commercialisation du R-One en Chine et au développement d’une nouvelle génération de robots plus perfectionnés.

Le point sur InsideBoard et Amarenco

Si InsideBoard s’intéresse aux logiciels, Amarenco se spécialise dans l’énergie solaire photovoltaïque. Créée en 2014, InsideBoard est une startup parisienne qui a su profiter du confinement. Son activité principale est l’édition de logiciels qui facilitent la transition des entreprises vers le numérique. En raison de la généralisation du télétravail et de la crise actuelle, ses clients éprouvent un besoin urgent d’accélérer leur digitalisation. Cette jeune pousse a vu le jour grâce aux frères Yohan et Michaël Bentolila. En l’espace de deux ans, ses utilisateurs sont passés de 50 000 à 150 000. En obtenant 25 millions d’euros, InsideBoard envisage de renforcer son expansion aux USA, de recruter davantage d’employés et d’améliorer son produit. De son côté, Amarenco se tourne vers l’énergie solaire et a réussi à lever 15 millions d’euros grâce à :

  • Idia Capital Investissement ;
  • Sofilaro Gestion ;
  • Grand Sud-Ouest Capital ;
  • Nord-Midi Pyrénées.

Ces nouveaux fonds permettront à la jeune entreprise de racheter 50 % des parts d’une firme pour le développement d’une trentaine de centrales photovoltaïques en Irlande. Cependant, les projets d’Amarenco ne s’arrêtent pas à l’Europe, car la startup désire également s’étendre au Moyen-Orient. Par ailleurs, elle ambitionne cette année de doubler son CA en atteignant 100 millions d’euros.

Les startups Slite et D-AIM en détail

Slite a également su tirer profit du confinement. En effet, cette jeune firme souhaite optimiser le travail collaboratif à distance. Créée à Paris en 2016, elle a obtenu cette année 10 millions d’euros grâce à Spark Capital et Index Ventures, son investisseur historique. L’idée de Slite est de développer une plateforme identique à Google Docs pour créer et centraliser tous les documents. Elle a déjà convaincu 400 entreprises de par le monde dont Spotify, Airbnb ou WeTransfer. Concernant D-AIM, elle a vu le jour depuis 2001 et a été modernisée en 2017. Le domaine d’activité de la startup est le marketing au travers d’un logiciel dédié. Les fonds de 10 millions d’euros obtenus serviront à optimiser la commercialisation de son application. À l’heure actuelle, la startup dispose de nombreux collaborateurs à travers le monde. Quant à ses clients, ils sont issus de tous les secteurs : télécommunication, finance, innovation industrielle, retail, média… En 2019, son chiffre d’affaires s’était élevé à 6,5 millions d’euros. D’ici quatre ans, D-AIM souhaite atteindre 30 millions d’euros.

Pour plus d’informations sur les startups prometteuses, sachez que nous restons à votre disposition. N’hésitez pas à nous contacter pour en savoir davantage sur les jeunes entreprises ou sur une startup en particulier.

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