Nos conseils pour une collaboration réussie entre une PME et une startup

Etablir une collaboration avec des startups contribue souvent à l’épanouissement des PME et des entreprises naissantes. Cette démarche a pour but de prouver le potentiel des jeunes pousses, de s’atteler à une démarche d’innovation et d’instaurer une meilleure dynamique en interne. Les conseils qui suivent visent à faire fructifier ce mode de collaboration.

La mise en place d’un climat de confiance mutuelle

Une collaboration avec un PME joue un rôle positif pour les startups. Une relation basée sur la confiance et la bienveillance assure la durabilité des échanges. Dans la majorité des cas, les jeunes entreprises simplifient la communication, fournissent un délai d’exécution rapide et se fixent des objectifs de collaboration clairs et francs. Pour les PME en revanche, la lenteur d’exécution ainsi que des objectifs implicites les caractérisent. Ce fait rend la relation avec ces établissements moyennement équilibrée. La réussite d’une collaboration repose sur une certaine équité en termes de pouvoir de négociation et d’implication. Les PME doivent sortir de leur zone de confort et faire preuve d’audace en vue de faire face aux éventuels risques qui se présentent.

Combler les écarts de perception

Les idées reçues sur les startups s’avèrent un frein à l’établissement d’une relation durable. La collaboration doit être perçue comme une réelle opportunité pour les deux parties. Les écarts de perception se présentent sur quatre points :

  • La divergence des intérêts : la PME a pour objectif d’alimenter sa source d’innovation tandis que la startup est à la recherche de moyens, de terrains d’expérience et de financement.
  • La non-réciprocité des intentions : pour les startups, les entreprises ont la fâcheuse tendance à disposer gratuitement de leur savoir-faire. A l’inverse, les PME considèrent que les startups sont trop gourmandes.
  • Le décalage de la conception du temps : les startups se sentent obligées d’être les premières sur le marché, tandis que les entreprises prennent du temps à mettre au point leurs offres.
  • Une altération culturelle : les PME travaillent à partir d’une prévision planifiée et d’un business model stable, alors que les startups font évoluer continuellement le leur.

Le dépassement de ces écarts de perception assure la réussite de la démarche de collaboration.

Fixer un objectif dans le cadre de la collaboration

Pour entamer une collaboration, il convient de poser plusieurs objectifs à la fois. Un but commun doit être fixé afin d’avancer ensemble vers un résultat commun. Les bénéfices recueillis jouent un rôle prépondérant sur la motivation de chaque partie prenante au projet qui voit un intérêt dans l’association. Les moyens de collaboration qui s’offrent aux deux parties revêtent de multiples formes non exclusives et évolutives qui changent en fonction des termes convenus dans un premier contact :

  • Relation client / fournisseur ;
  • Partenariat de distribution ;
  • Co-création de produit par l’intermédiaire d’un incubateur ;
  • Prise de participation au capital ;
  • Co-développement.

Les projets d’innovation doivent être détaillés. En effet, les actions à mener peuvent changer d’une innovation à une autre. Le smartbuilding, la logistique, le supply chain et l’industrie constituent les principaux domaines touchés par l’innovation.

Intégrer tous les acteurs dans la collaboration

Il s’avère primordial de comprendre les besoins ainsi que les attentes tant du côté des start-ups que de celui des ressources internes concernées de la PME. Cette démarche nécessite l’identification des bons interlocuteurs en amont pour éviter la reproduction de pitchs à différents intervenants. Toutes les parties prenantes doivent être intégrées dans la démarche de collaboration dès le départ pour faciliter le dépassement des silos organisationnels. Cette étape assure un processus de discussion rapide et structuré sur les multiples aspects de l’objectif à atteindre ainsi que l’innovation à développer.

Développer un périmètre d’intervention

La compréhension en amont du fonctionnement du collaborateur sous tous les angles et des contraintes imposées par son planning s’impose pour réussir la première expérimentation. Les imprévus qui peuvent survenir dans le cadre de ce partenariat ne doivent pas être mis de côté. La collaboration doit également tenir compte de la dimension humaine. Le facteur temps est difficile à maitriser et provoque des conflits dans le cadre du processus. C’est au cours de l’expérimentation qu’il sera ajusté en fonction de l’atteinte des objectifs fixés. Ce périmètre d’intervention est essentiel pour établir des relations solides entre les parties prenantes. Il doit être flexible pour améliorer la production.

Établir une interaction régulière entre les acteurs de la collaboration

Une fois que les objectifs sont définis et les acteurs identifiés, il faut établir une interaction régulière entre les parties prenantes afin de simplifier l’avancement du projet de collaboration. Plusieurs méthodes et outils sont à la disposition des acteurs pour créer une communication stable :

  • Des réunions hebdomadaires physiques ou par vidéo-conférence ;
  • Des rapports d’avancement ;
  • Des échanges de mails ;
  • Des échanges téléphoniques.

Les actions qui se déroulent entre les deux parties doivent être rédigées pour que les obligations de chacun soient bien claires. Un échange particulièrement ouvert favorise le tissage des liens entre les deux parties. Les attentes et les besoins respectifs de chacun sont alors bien définis. Un feed-back régulier permet la résolution rapide des problèmes à résoudre.

Établir un contrat de collaboration

Le contrat est un moyen de protection mutuelle des partenaires. Les éléments essentiels suivants doivent être mentionnés dans ce document, à savoir :

  • La propriété intellectuelle : cet élément représente le cœur de toute démarche de partenariat dans le cadre d’une innovation.
  • La commercialisation : cette section doit prendre en compte les finances de la collaboration comme le mode de paiement, le pourcentage sur ventes et la rémunération entre autres.
  • Les critères de réussite : cet élément met en avant les conduites à suivre pour l’aboutissement des objectifs de la collaboration ainsi que les attentes mutuelles de chaque partie prenante au contrat.

En somme, la collaboration entre une PME et une start-up présente bien des avantages comme l’amélioration des produits et la mise en place de projets d’innovation. Cependant, il convient d’en contourner les inconvénients efficacement pour que la collaboration se déroule au mieux aussi bien pour l’une que pour l’autre partie. Enfin, si vous souhaitez vous lancer dans la passionnante aventure qu’est le partenariat PME – start-up, Airsaas constitue l’outil adapté pour découvrir et suivre les startups qui vous semblent intéressantes.

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