Nos conseils pour les PME souhaitant innover dans leur secteur d'activité

Les messages de communication incitant les entreprises à innover abondent. Comme le terme innovation se prête à toutes les sauces et est présent partout, son sens se perd. Qu’en est-il réellement ? Mise à part la définition de l’OCDE, l’innovation consiste à apporter un nouvel apport à un domaine donné. La définition est toutefois vaste et l’acte d’innover se décline généralement sous diverses formes. Il importe de ce fait d’adopter une vision systémique et globale de l’organisation ainsi que de l’environnement. C’est la raison pour laquelle l’équipe dirigeante reste l’initiatrice des plus importantes transformations au sein des entreprises. Malgré tout, il est possible d’apporter de l’innovation à tous les niveaux et les départements de l’entreprise. Les moteurs de l’innovation sont multiples. Ils peuvent être impulsés par la nécessité ou simplement la volonté de progresser.

Culture et stratégie de l’innovation

Tout dirigeant souhaite disposer d’un temps d’avance sur la concurrence. Pour que ce rêve devienne réalité, il faut qu’il montre l’exemple et insuffle une énergie créative à son équipe. Le reste est une question d’organisation. Innover consiste à créer une invention qui puisse intéresser une clientèle. Ce dernier critère est capital. La plupart du temps, les sociétés lancent d’abord un service ou un produit avant de rechercher de potentiels clients. Elles s’organisent ensuite pour commercialiser leur offre et adaptent leur processus de fonctionnement. Dans ce contexte, l’innovation bouleverse l’organisation de l’entreprise. Le problème est appréhendé à l’envers, car l’innovation doit être d’emblée intégrée dans les rouages de la société. Si ce n’est pas le cas, sa survie est menacée en raison du contexte actuel. Par ailleurs, les dirigeants de PME pensent qu’il leur est difficile d’éveiller leurs ressources inventives. Les spécialistes estiment cependant que les petites structures disposent d’un avantage par rapport aux grands comptes. En effet, l’absence de cloisonnement entre les services ainsi que la facilité des relations entre les chefs de service et les collaborateurs se présentent comme des atouts compensant le manque de moyens. Au sein des PME, les changements de cap et les prises de décision interviennent rapidement. De plus, le climat est favorable au partage et à l’esprit d’initiative. Contrairement aux grandes entreprises, les salariés ne se freinent pas d’eux-mêmes. L’innovation concerne tous les secteurs d’activité :

  • Innovation smartbuilding ;
  • Santé ;
  • Génie civil ;
  • Robotique ;
  • Etc.

La motivation des troupes

L’innovation s’apparente à un virus qui doit être inoculé à tous les niveaux de la hiérarchie. Elle commence au sommet chez les dirigeants. Ces derniers doivent faire preuve d’une volonté inébranlable et le faire savoir. Dans les faits, il faut que l’ensemble des collaborateurs sachent que leur créativité est précieuse pour la firme. Ils doivent garder en tête qu’il est important de trouver les produits et les solutions de demain. À noter qu’un bon discours séduit les cœurs et emporte l’adhésion. L’état d’esprit qui en résulte doit être soutenu et encouragé au moyen d’une organisation qui facilite le recueil des bonnes idées ainsi que leur matérialisation. En ce qui concerne les managers intermédiaires, ils sont des relais opérationnels dont le rôle est essentiel. Ils sont effectivement en relation directe avec les employés opérationnels qui sont quotidiennement confrontés aux outils et aux process. À ce titre, ils sont les mieux placés pour trouver les points d’amélioration, les failles et les idées sur l’avenir du service ou du produit. Ces managers se chargeront d’impulser un dialogue sur deux niveaux :

  • De manière formelle durant les réunions thématiques ;
  • De manière informelle dans les couloirs ou près de la machine à café.

La question du soutien extérieur

Selon la situation, il peut arriver que la poursuite d’un projet soit entravée faute de compétences internes. L’orientation vers un partenariat devient inévitable pour continuer. Il est tout à fait possible de collaborer avec une grande entreprise, des membres issus d’un pôle de compétitivité, une startup, un institut de recherche universitaire ou privé, une entreprise travaillant dans le même secteur, des fournisseurs ou encore des designers. Quoi qu’il en soit, la sélection doit être pointue pour que la passion et les intérêts coïncident. Il faut également évaluer si des résultats positifs peuvent résulter de cette collaboration. Les secteurs où il est possible d’innover sont nombreux :

  • Le produit ou service en lançant une nouveauté ou en ajoutant des fonctionnalités à un produit déjà existant ;
  • La cible consistant à séduire de nouveaux types de clients ;
  • Le procédé en créant une technologie pour optimiser la logistique, la fabrication ou encore la gestion des ressources ;
  • L’organisation en répartissant de manière différente les rôles, le pouvoir de décision ou la communication interne ;
  • Le marketing en changeant le packaging, le message publicitaire ou le logo ;
  • La méthode de vente en recrutant des prescripteurs ;
  • La distribution en trouvant des revendeurs supplémentaires ;
  • L’image en lançant des opérations de communication originales ;
  • Les ressources humaines en recrutant des profils atypiques ou peu familiers.

Financement de l’innovation

Plusieurs solutions sont envisageables pour trouver les fonds nécessaires à la réalisation d’un projet d’innovation. La première d’entre elles est la banque publique Oséo qui est devenue incontournable. En effet, elle est en mesure d’intervenir pour assurer à hauteur de 60 % les emprunts des entreprises grâce à son fonds de garantie innovation. De plus, elle octroie des prêts à taux préférentiel ou à taux zéro, et ce, sans caution ni garantie. En ce qui concerne le crédit d’impôt recherche ou CIR, il ne faut pas hésiter à y recourir. Ce dispositif fiscal se présente comme le plus favorable en Europe. Le CIR permet également de profiter de plusieurs autres avantages. Quant à la JEI ou Jeune Entreprise Innovante, elle soutient les sociétés récentes grâce à des exonérations fiscales ainsi qu’à l’allègement des charges concernant les rémunérations des chercheurs et des collaborateurs du département R&D. Il est également possible de se tourner vers le FUI ou Fonds Unique Interministériel, le Feder ou Fonds européen et développement régional ou encore le FSE ou Fonds social européen.

En nous contactant, vous pourrez disposer de l’aide nécessaire pour innover au sein de votre entreprise. Nous sommes en mesure de vous apporter toutes les solutions afin que votre projet aboutisse.

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