Les dernières innovations dans le secteur du BTP

Contrairement aux idées reçues, le secteur du BTP est parfaitement perméable aux innovations. Les avancées technologiques dont il est question prennent différents aspects : imprimantes 3D, objets connectés, gestion de données, BIM, robots, drones, économie collaborative ou béton pouvant se réparer de lui-même. Leur impact modifie la manière de concevoir un chantier ou de travailler. Voici les principales innovations qui risquent de bouleverser le domaine du BTP.

Le point sur le BIM

Le BIM ou Building Information Modeling peut se traduire par Modélisation des informations du bâtiment. Il touche les infrastructures, le bâtiment ainsi que la construction. À l’instar des objets connectés, son développement résulte de la démocratisation d’Internet et de l’essor des pratiques collaboratives issues du système d’exploitation Linux. Il est possible de le définir en tant que maquette numérique 3D regroupant des données structurées et intelligentes. Chaque acteur du projet reçoit ces dernières afin de mener à bien sa tâche. La maquette contient des renseignements sur les caractéristiques fonctionnelle, technique et physique des objets nécessaires à la construction. Les avantages du BIM sont nombreux :

  • une meilleure connaissance des détails techniques assure un gain en temps ;
  • le risque d’asymétrie d’information est éliminé pour parfaitement prendre en compte les craintes et les attentes des différents acteurs ;
  • la qualité de la construction est accrue ;
  • les accidents sont limités.

Le BIM est également utile pour estimer en temps réel le prix et le coût d’une modification sur l’ouvrage, générer des vues en 3D ainsi que des représentations virtuelles, faciliter la synthèse des différents lots en phase chantier et conception, et optimiser l’entretien des bâtiments construits. Le BIM nécessite de se former et de s’équiper. Malgré son prix élevé, il devient incontournable. Il s’agit d’une tendance mondiale. Au Royaume-Uni et à Singapour, cette technologie est obligatoire pour les projets publics. Le BIM concerne directement l’innovation smartbuilding.

Les objets connectés et l’économie collaborative dans le BTP

Suite au développement du Web depuis les années 90, l’Internet des objets ou objets connectés envahit progressivement différents secteurs d’activité. Le domaine de la construction n’y échappe pas. La vocation première des objets connectés n’est pas d’être des interfaces d’accès à Internet ou des périphéries informatiques. En recevant une connexion internet. Ils constituent une valeur ajoutée en termes d’informations, de fonctionnalités, d’usages ou d’interactions avec l’environnement. En stockant d’importantes quantités d’informations, les objets connectés permettent de bénéficier de renseignements détaillés sur l’utilisateur. Ces derniers sont utiles pour prévenir les risques si un événement anormal se produit comme :

  • défaillance d’une machine ;
  • indicateurs anormalement bas ou élevés.

Le secteur de la construction et du BTP profite directement des objets connectés et plusieurs startups ont émergé. Ces solutions sont à même d’identifier les problèmes, de réduire la consommation énergétique et de renforcer la maintenance préventive. Par exemple, des boîtiers de commande sont capables de fournir des renseignements en temps réel lors des opérations d’excavations. En ce qui concerne l’économie collaborative, elle s’est développée grâce à la crise économique et à certaines plateformes comme Blablacar ou AirBnB. Elle peut également s’appliquer au domaine du BTP et permet aux entreprises de louer des machines inutilisées. Si l’optimisation des ressources grâce au partage a toujours existé, elle n’était pas structurée. L’économie collaborative résout ce problème tout en générant des revenus supplémentaires et en réduisant le gaspillage.

Le béton se répare maintenant tout seul

Avec l’usure du temps, le béton classique se décompose et présente des fissures. L’eau peut ainsi s’infiltrer et entraîner la corrosion des aciers pouvant provoquer des effondrements structurels. En 2006, une innovation majeure fait son apparition : un béton en mesure de colmater de lui-même les microfissures qui apparaissent. Pour réaliser cette prouesse, des bactéries sont injectées dans le matériau. Grâce à l’eau, elles sont capables de transformer les nutriments en calcaire pour réparer les petites brèches avant qu’elles ne s’aggravent. En raison de sa résistance et de son prix attractif, le béton demeure à ce jour le matériau le plus répandu dans le domaine de la construction. Si sa durée de vie moyenne avoisine les 100 ans, ce procédé est capable de l’augmenter de 20 à 40 %. Même si le béton est plébiscité par l’Union européenne en raison de son impact environnemental réduit, de sa durée de vie et des économies qu’elle génère en matière de maintenance, ce procédé novateur risque d’avoir du mal à prendre son envol. La raison principale de cette entrave est son prix élevé. En effet, il est 50 % plus cher que son homologue traditionnel. Sur le long terme cependant, il se présente comme une solution incontournable pour les bâtiments soumis à des soucis de corrosion ou de fuite comme :

  • les tunnels ;
  • l’environnement marin.

Tour d’horizon sur les robots

Craints à leurs débuts, les robots commencent doucement mains sûrement à se démocratiser sur les chantiers. Leurs partisans mettent surtout en avant leur capacité à assurer la sécurité. Par ailleurs, les contraintes de temps par rapport à la vitesse de construction ainsi que la nécessité de limiter les coûts liés à la main-d’œuvre sont autant de raisons d’y recourir. Malgré la diversité des modèles, le robot baptisé Hadrian a changé la donne. Il se présente comme une véritable révolution pour le secteur du BTP. Selon son créateur Mark Pivac, Hadrian est capable de construire une maison en un jour. Si un ouvrier peut assembler en moyenne 250 briques par heure, ce robot atteint le chiffre faramineux de 1 000 ! Grâce à son brase qui mesure 28 mètres, il peut se montrer très précis durant les phases d’assemblage. Il est ainsi à la fois précis et rapide. Toujours selon son constructeur, seuls deux ouvriers suffisent pour la construction d’un bâtiment, le premier pour le pilotage et le second pour vérifier le résultat final. Cette particularité a provoqué une polémique par rapport au nombre d’ouvriers qui seraient au chômage si Hadrian est utilisé. En outre, son principal handicap concerne son prix élevé.

Pour plus d’informations sur les autres innovations en matière de construction et de BTP, nous restons à votre disposition. Que vous envisagiez des projets de construction ou de rénovation, nous serons ravis de vous fournir le nécessaire pour vous faciliter la tâche .

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